L’édition 2010 du Verizon Data Breach Investigations Report, basé pour la toute première fois sur des données des Services Secrets américains, révèle une hausse des compromissions de données liées à des menaces internes et à l’utilisation d’outils sociaux au cours de l’année 2009. Les organisations criminelles restent également très actives.
Les résultats de cette enquête, publiés ce jour, indiquent également un déclin « prometteur » du nombre total d’infractions étudiées l’année dernière par rapport à 2008.
Le vol de droits d’accès apparaît comme le moyen le plus utilisé pour accéder illégalement aux réseaux des entreprises en 2009, ce qui souligne une nouvelle fois la nécessité de règles de sécurité strictes aux niveaux des entreprises comme des individus. Le crime organisé était à l’origine de 85 % des vols de données l’année dernière.
Une fois encore, les experts en sécurité de Verizon Business considèrent que la plupart des compromissions auraient pu être évitées si les principes élémentaires de sécurité avaient été respectés. En effet, seuls 4 % des cas auraient nécessité des mesures de protection complexes et coûteuses à mettre en place.
Une bonne préparation demeure la meilleure défense contre les failles de sécurité, indique ce rapport 2010. Or, de nombreuses entreprises peinent encore à détecter les incidents et à y faire face. La majorité des infractions (60 %) continuent à être décelées par des tiers externes après un temps considérable. Alors que la faille est bien souvent signalée dans les journaux d’événements (logs) des victimes, elle est trop souvent ignorée, par manque de moyens humains, d’outils ou de processus.
La collaboration des Services Secrets américains, annoncée en mai, a permis aux experts de Verizon Business d’établir un état des lieux plus global des cas de violation de données étudiés ces six dernières années. La combinaison des données Verizon Business et des informations sur les cas investigués par les Services Secrets, chargés des enquêtes sur les délits financiers, permet à cette édition 2010 de couvrir quelque 900 compromissions pour plus de 900 millions de données corrompues.
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